Archives pour la catégorie Art du vitrail

Restauration de la cathédrale de Reims pour son 800è anniversaire (vitraux…)

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Un reportage consacré au travail de l’Atelier Simon Marq sur la restauration des vitraux de la cathédrale de Reims.  À l’occasion du 800e anniversaire de la cathédrale de Reims, six nouveaux vitraux, ont été dévoilés samedi 25 juin lors d’une cérémonie inaugurale. Placées de part et d’autre des vitraux créés par le peintre Marc Chagall en 1974, les œuvres d’Imi Knoebel ornent deux chapelles absidiales derrière le chœur de la cathédrale, dont une grande partie des baies avait été détruite durant la Première Guerre mondiale. Les nouvelles verrières d’une surface de 128 m2 forment une composition abstraite de bleu, jaune, rouge et blanc, en aplats croisés et superposés. En s’inspirant de l’iconographie originelle des vitraux de la cathédrale, Imi Knoebel entend promouvoir « une union entre l’ancien et le nouveau ». La commande des nouveaux vitraux, lancée en 2000 par la Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne (DRAC) a coûté 1,3 million d’euros, dont près d’un quart issu du mécénat privé. La réalisation a été confiée aux ateliers de maîtres verriers Duchemin à Paris et Simon Marq à Reims. Imi Knoebel réalise au titre de la commande publique des vitraux pour la Cathédrale de Reims

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A l’occasion des 800 ans de la cathédrale Notre-Dame de Reims, cathédrale du sacre des rois de France classée au patrimoine mondial de l’humanité, Imi Knoebel, artiste allemand de dimension internationale a conçu six vitraux. Destinés à l’abside, ils sont réalisés au titre de la commande publique. La création d’Imi Knoebel prendra place de part et d’autre du chef d’œuvre créé par Marc Chagall en 1974 et répond au souhait de couleur qui fait aujourd’hui défaut dans l’environnement de Chagall. Les vitraux couvriront une surface de 128m². Cette commande publique sera inaugurée le samedi 25 juin 2011 à 11h.
Le projet d’Imi Knoebel est une composition abstraite dont l’essence repose sur les couleurs fondamentales, bleu, jaune et rouge, en aplats croisés et superposés. Il est la traduction, selon sa propre expression, de l’iconographie des vitraux anciens de la cathédrale « dans un nouveau langage abstrait ». Imi Knoebel ajoute : « Il convient de revenir au langage chromatique d’origine de la cathédrale et de produire une symbiose entre l’ancien et le nouveau. La couleur confère qualité, poids et équilibre. Elle n’est pas dotée uniquement d’une valeur chromatique mais aussi d’une luminance. » L’œuvre créée pour Notre-Dame de Reims, haut lieu de l’architecture gothique, reflète la grande tradition de l’art du vitrail en Champagne-Ardenne et poursuit l’invitation faite à de prestigieux artistes. La dernière commande de vitraux pour la Cathédrale de Reims a été passée, il y a 36 ans, à Brigitte Simon. Pour Imi Knoebel, il s’agit simultanément de sa première commande publique en France et de sa première création dans le domaine du vitrail. La réalisation des 6 vitraux a fait l’objet d’une collaboration étroite de l’artiste avec un groupement des maîtres verriers, l’atelier Simon Marq, à Reims et l’atelier Duchemin, à Paris. La Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne, en relation avec la direction générale des patrimoines et la direction générale de la création artistique (ministère de la Culture et de la Communication), est le maître d’ouvrage de cette commande publique, pour un montant d’ 1,3 M. d’euros. Cette commande bénéficie, en outre, du soutien de mécénat d’entreprise : la fondation d’entreprise du Groupe GDF SUEZ, les Champagnes Louis Roederer, la Caisse d’Epargne Lorraine-Champagne ainsi que de personnalités privées qui souhaitent garder l’anonymat.

 

Les vitraux de l’Abbatiale de Conques (Aveyron). Pierre Soulages

Vitrail de Conques 
Il faut aller à Conques…et y retourner.

Magnifique village du Rouergue, après l’Aubrac, pour ceux qui cheminent sur la via Podiensis, depuis le Puy-en-Velay, en route pour Saint Jacques de Compostelle. Dès la fin du 9ème siècle, les pèlerins sont passés par Conques pour prier Sainte Foy. Prosper Mérimée, inspecteur des monuments historiques, au 19ème siècle, sauva Conques de la ruine, comme tant d’autres églises et monuments; il aurait mérité sa place au Panthéon.
Les Prémontrés ont veillé sur Conques pendant des siècles au service des pèlerins, de l’abbatiale et des habitants. Leur communauté est toujours présente et donne à ce petit village, son calme, sa sérénité et une spiritualité palpable.
Et puis Pierre Soulages vint! enfant de Rodez, il connaissait parfaitement Conques et son abbatiale. En 1986, alors que sa notoriété de peintre abstrait dépassait largement nos frontières, il accepta à la demande du ministère de la Culture de réaliser les nouveaux vitraux de l’abbatiale, lui qui savait faire naitre la lumière de l’Outrenoir. Le verre qu’il voulait n’existait pas et il a fallu l’inventer. Un verre blanc, où la densité du blanc n’est pas homogène, tranlucide et non tranparent, intermédiaire, à la fois liquide et solide (ce n’est plus une vitre « liquide » ni du verre cristalisé solide mais opaque). L’état recherché dépendait à la fois de la vitesse et du degré de chaleur de la cuisson. Il s’entoura du Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques (CIRVA) et d’un maître verrier, Jean-Dominique Fleury. Une nouvelle matère était née.
Et la lumière naturelle avec ce verre très particulier provoqua une surprise inattendue et « un véritable émerveillement ». Les quatre-vingt-quinze fenêtres et les neuf meurtrières reçurent leur vitraux de verre blanc qui révélait la couleur de la lumière naturelle avec une grande subtilité de teintes due aux différentes densités du blanc.

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