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L’artiste face aux tyrans

L’artiste face aux tyrans 

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Par Béatrice De Rochebouet -LeFigaro.fr

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War Games, de Joana Vasconcelos

À Dinard, une exposition réunit 58 œuvres sur la question de la dictature et la manière de lui résister. 

L'artiste face aux tyrans dans Art Moderne coeur- (Envoyée spéciale à Dinard)S’interroger sur l’attitude de l’artiste face aux dictateurs, c’est ce que nous propose l’exposition de ­Dinard. Comment lutter contre toutes les formes de tyrannie? Le sujet est brûlant. Avant même toutes les révolutions qui ont agité l’Égypte, la Tunisie, la Libye ou la Syrie, la question hantait la tête du jeune commissaire de cette exposition, d’origine indienne, ­Ashok Adicéam.

«Qu’il défie l’excès de pouvoir du despote, ajoute Sylvie Mallet, maire de Dinard, qu’il dénonce la tyrannie de la société de consommation ou qu’il s’oppose à la guerre des images imposées par les nouvelles technologies, l’artiste “engagé” fait face à toutes les oppressions.»

Souvent au risque de leur vie, les artistes s’assignent le rôle de déconstruire les idéologies érigées en monuments et de renverser les idoles des régimes totalitaires, comme celui dépeint dans le roman prophétique de George Orwell 1984.

Ainsi l’exposition emprunte son titre au Big Brother du livre et prend ­comme affiche le marchand Massimo de Carlo, placardé avec du scotch aux murs de sa galerie par Maurizio ­Cattelan. L’enfant terrible de l’art contemporain questionne sur les liens que l’art entretien avec le système des galeries.

Une voiture remplie de peluches 

La star du marché provoque aussi le spectateur avec sa botte militaire, symbole du fascisme italien, «occupée» de l’intérieur par un visage humain qui déforme son contour. Est-ce le fantôme de Berlusconi ou celui de Mussolini qui, après avoir été fusillé lors de sa tentative de fuite au Tyrol, fut pendu par les pieds en 1945, à l’étal d’un boucher milanais?

«Pour moi, tout art est politique. Chez tous les artistes, il y a de l’engagement», insiste le plasticien français Claude Lévêque, venu installer Arbeit macht frei (Le travail rend libre): cette œuvre de 1992 associe les mots du fronton du camp de concentration d’Auschwitz à un Mickey de néon blanc. Et d’ajouter spontanément, avec humour, que «son plus grand tyran est lui-même». L’artiste russe Andreï Molodkin, qui vit en France depuis huit ans, revendique aussi son engagement politique. Il raconte comment, en tant que représentant de la Russie à la Biennale de Venise en 2009, il s’est vu interdire de rencontrer le public par les autorités de son pays, Mais pas besoin de paroles. Son œuvre parle d’elle-même. Ses installations à base de pétrole de Tchétchénie symbolisent le sang des soldats russes.

Dans sa propension à ne rien retenir de l’histoire, l’homme renouvelle souvent ses erreurs. L’exposition montre, à travers une sélection de 58 œuvres, comment l’artiste peut être le gardien des ­libertés fondamentales. Le message est fort avec Joana Vasconcelos et sa voiture remplie de peluches, symbolisant les enfants, que pointent des dizaines de carabines. On touche à la poésie avec la vidéo de Mircea Cantor où un ballet de jeunes filles en blanc effacent inlassablement les traces de leurs pas dans le sable blanc.

«Big Brother», Palais des arts de Dinard (35), jusqu’au 11 septembre.

« Leviathan » d’Anish Kapoor: dans le ventre (gigantesque) de la bête ; in utero.

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Notre intérieur est rouge et nous sortons du rouge…

 « Attention: vertige! C’est la sensation que tout visiteur devrait ressentir en pénétrant dans le ventre du « Leviathan » d’Anish Kapoor, un monstre gigantesque qui commencera mercredi à dévorer les foules de curieux qui s’aventureront dans la nef du Grand Palais, à Paris.

Pour sa quatrième édition, Monumenta a invité l’artiste britannique d’origine indienne connu pour sa folie des grandeurs.

Anish Kapoor veut « inonder le visiteur avec la couleur » – en l’occurence, un rouge organique, entre bordeaux et framboise.

Lorsque le spectateur passe la porte à tambour et pénètre dans l’oeuvre, le visiteur perd tous ses repères spatiaux. Pour un instant, son équilibre devient instable. Dans le ventre du monstre, il a du mal à évaluer les distances, gigantesques. Il distingue trois boyaux: celui du milieu se termine sur un sphincter; l’extrémité des deux autres reste invisible.

La lumière provient de l’extérieur. La structure de PVC, striée mais lisse, n’est pas éclairée de l’intérieur, où règne une atmosphère quasi-étouffante. Pour Anish Kapoor, le Leviathan est « un monstre encombré par son corps ».

L’oeuvre, déconseillée aux asthmatiques et aux femmes enceintes, peut recevoir simultanément 271 personnes au maximum. Malgré cette limitation, les organisateurs de Monumenta attendent un public aussi nombreux que lors des trois éditions précédentes. Anselm Kiefer en 2007, Richard Serra en 2008 et Christian Boltanski en 2010 avaient attiré en moyenne 150.000 visiteurs en cinq semaines. AP

« Leviathan » d’Anish Kapoor au Grand Palais

du 11 mai au 23 juin 2011 ».

LES LIMITES DE L’ART : PISS CHRIST D’AVIGNON : UNE SOCIETE A SES REGLES ET SES PRINCIPES .

17 avril 2011 :

France  :

 

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Un crucifix dans un flacon d’urine de Marie Madeleine, « oeuvre » d’Andres Serrano (USA).

 

Une oeuvre d’art controversée détruite à Avignon

Piss Christ, une photographie représentant un crucifix plongé dans de l’urine, a été détruite dans un musée d’Avignon. Des associations catholiques avaient dénoncé une oeuvre blasphématoire.

LES LIMITES DE L'ART : PISS CHRIST D'AVIGNON : UNE SOCIETE A SES REGLES ET SES PRINCIPES . dans Art Moderne coeur- Un Christ sur sa croix dans un bain d’urine. Exposé à Avignon, le cliché de l’artiste américain Andres Serrano n’est pas passé inaperçu à la veille du week-end pascal. Samedi, plus d’un millier de manifestants s’étaient réunis devant le palais des Papes à l’appel de plusieurs associations catholiques et d’organisations d’extrême droite pour dénoncer une œuvre «blasphématoire». L’évêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, a demandé le retrait de la photographie, dénonçant un cliché «odieux» qui «bafoue l’image du Christ».

Le cliché, daté de 1987, était présenté à la collection d’art contemporain Lambert dans le cadre d’une exposition anniversaire intitulée «Je crois aux miracles» prévue jusqu’au 8 mai et financée en partie par la municipalité, la région et l’État.

Aillagon «extrêmement choqué»

Dimanche matin, une nouvelle manifestation a eu lieu devant les locaux de la collection. Deux jeunes individus, pour l’heure non identifiés, se sont introduit dans le musée et ont détruit le Piss Christ à l’aide d’un «marteau et d’un objet contondant, du type pic à glace ou tournevis», indique le musée. «L’un a détruit la protection en plexiglas de l’oeuvre puis l’a fracturée. Une autre oeuvre, Soeur Jeanne Myriam, du même artiste, a été détruite de la même façon», a précisé la direction, ajoutant que trois gardiens qui tentaient de s’interposer avaient été «molestés» et «menacés physiquement avec le marteau». La collection Lambert a déposé plainte pour la destruction des oeuvres et les gardiens concernés ont porté plainte pour agression.

«C’est incroyable. Deux œuvres foutues pour toute cette histoire, ça devient insupportable», a déploré Yvon Lambert, propriétaire de la collection. «Je suis persécuté au téléphone. J’ai reçu 30.000 mails des intégristes». Et d’ajouter: «Cette ignorance, cette intolérance. C’est le Moyen-Age qui revient à grand-pas». De son côté, l’ancien ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, s’est déclaré «extrêmement choqué», dénonçant «un acte de régression très inquiétant». «Si une œuvre contrevient à la loi, c’est à la justice de le constater. Nul ne peut se faire justice lui-même», a-t-il jugé.

Tout en reconnaissant que l’une des deux oeuvres pouvait «choquer certains publics», Frédéric Mitterrabd a quant à lui condamné «une atteinte à un principe fondamental, la présentation de ces oeuvres relevant pleinement de la liberté de création et d’expression qui s’inscrit dans le cadre de la loi».

l’Art urbain ou Street Art.

L’art urbain ou Street art a fait son apparition dans nos métropoles vers les années 1970.

Il regrouperait toutes les formes d’Art réalisé dans la rue ou endroits publiques, regroupant au début, les graffitis, les graffitis au pochoir, les stickers et les installations. C’est presque par définition un art éphémère.

C’est parfois un Art contextuel quand Bansky, par exemple, expose illégalement dans un musée. Il est illégal également, je crois, dans la rue et sur les immeubles ou  les maisons particulieres et pourtant certaines peintures sont légales comme les trompe l’oeil…Le cadre légal esr certainement assez flou !

Les artistes en vogue sont Shepard Fairey ou Fairy aux USA, Bansky en Angleterre, Blu en Italie…

 

 

Bansky              Bansky

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Le plancher de Jeannot.

Le plancher de Jeannot

Le plancher de Jeannot

                                                    Le plancher de Jeannot

Le plancher de Jeannot fait partie de l’Art brut, tel qu’il a été défini par Jean Dubuffet en 1954, comme une création d’ un artiste sans connaissance théorique, ni apprentissage pratique, en bref sans culture artistique.

L’histoire est émouvante, spectaculaire et dramatique.

Jeannot le Béarnais (1939-1972), a eu une enfance assez banale, avec la réserve d’un père très violent. Il s’engagea pour la guerre d’Algérie en 1959. A son retour, il  apprend le suicide  de son père par pendaison. En 1971, sa mère meurt et le vie bascule. Avec sa soeur, ils gardent cinq jours dans son fauteuil le corps de leur mère, avant de l’enterrer sous l’escalier de la maison familiale. Et alors, Jeannot s’effondre et aura une vie et un comportement de psychopathe (probablement, une psychopathie délirante ou schizoide). Il arrêta de s’alimenter et entreprit de graver le plancher de sa chambre de 16 m2, de 80 lignes d’un texte en lettres capitales et poinçonnées, travail de titan à la chignolle et à la gouge. Il est mort de dénutrition, en quelques semaines sans avoir achevé son écrit, à 32 ans. Sa soeur Paule lui survivra de 20 ans.

Quelques années après la mort de Jeannot la ferme familiale fut mis en vente. La maison était dans un état d’abandon très avancé. Une jeune femme se présenta et envisagea de l’acheter. Elle découvrit pendant la visite le plancher de chêne et les inscriptions qui lui ont paru incohérentes et en parla à son père psychiatre et passionné d’Art-thérapie.

Après l’avoir remis en état et déchiffré, il  vend le plancher, avec l’aide d’un professeur de psychiatrie, au Laboratoires Bristol-Myers-Squibb en 2002. Puis il fut cédé à l’Hôpital psychiatrique Sainte Anne à Paris. Il est exposé en permance à l’extérieur, devant l’hôpital, protégé dans un coffrage en verre avec une armature métallique.

Vous trouverez le texte de Jeannot, ci-dessous, avec ses incohérences, ses imprécations, mais qui est l’expression d’un homme souffrant avec une logique qui lui est propre, comme la démarche elle-même de cette gravure.

Traité, il aurait rejoint la cohorte des humains, mais il avait refusé tout soin, ne quittait pas son fusil, n’avait commis aucun délit et sa souffrance n’avait probablement pas été perçue par les autorités du village où il vivait, qui n’avaient donc aucune raison d’utiliser les procédures d’internement d’office. Il y gagnera peut-être l’immortalité.

« La religion a inventé des machines à commander le cerveau des gens et bêtes et avec une invention à voir notre vue à partir de rétine de l’image de l’œil abuse de nous santé idées de famille matériel biens pendant sommeil nous font toutes crapulerie l’Eglise après avoir fait tuer les juifs à Hitler a voulu inventer un procès type et diable afin prendre le pouvoir du monde et imposer la paix aux guerres l’Eglise a fait les crimes et abusant de nous par électronique nous faisant croire des histoires et par ce truquage abuser de nos idées innocentes religion a pu nous faire accuser en truquant postes écoute écrit et inventer toutes choses qu’ils ont voulu et depuis 10 ans et abusant de nous par leur invention a commandé cerveau et à voir notre vue a partir image rétine de l’œil nous faire accuser de ce qu’il nous font à notre insu c’est la religion qui a fait tous les crimes et dégâts et crapulerie nous en a inventé un programme inconnu et par machine à commander cerveau et voir notre vue image rétine œil… nous faire accuser nous tous sommes innocent de tout crime tort à autrui nous Jean Paule sommes innocents nous n’avons ni tué ni détruit ni porte du tort à autrui c’est la religion qui a inventé un procès avec des machines électroniques à commander le cerveau sommeil pensées maladies bêtes travail toutes fonctions du cerveau nous fait accuser de crimes que nous n’avons pas commis la preuve les papes s’appellent Jean XXIII au lieu de XXIV pour moi et Paul VI pour Paule l’Eglise a voulu inventer un procès et couvrir les maquis des voisins avec machine à commander le cerveau du monde et à voir la vue image de l’œil fait tuer les juifs à Hitler ont inventé crimes de notre procès. »

                                                                                

Exposition Jean-Michel BASQUIAT.

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Exposition de Jean-Michel BASQUIAT, au Musée d’Art Moderne de Paris
jusqu’au 30 janvier 2011.

Basquiat, est un peintre noir américain, très influencé par le milieu dans lequel il vivait; on a parlé à son sujet de « pratique d’un expressionnisme primitiviste » et il fut rattaché au mouvement underground. Ses graffitis puis sa peinture l’avaient rapproché d’Andy Warhol.
Né en 1960, il meurt en 1988 à 28 ans d’une overdose. La grande qualité de sa peinture est reconnue, et certains critiques ont été jusqu’à écrire qu’il reprenait le flambeau de Picasso, « le vieillard furieux », mort sept ans avant la naissance de Basquiat, le flambeau de la colère (ses peintures montrent essentiellement le combat des noirs pour leur liberté).

Il est mondialement connu et ses expositions se sont multipliées dans le monde entier.
En 2009, une de ses oeuvres « Untitled » (Sans titre) a été estimé à 14 millions de dollars chez Sotheby’s.

 

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2 janvier 2011

Le succès de l’exposition Basquiat : à un mois de sa fermeture, l’exposition Basquiat a attiré plus de 200.000 visiteurs.