Cantata BWV 13 « Meine Seufzer, meine Tränen » de Jean-Sébastien Bach avec Dietrich Fischer-Dieskau, Yéhudi Menuhin, Mstislav Rostropovich
Archives pour la catégorie Billets
Décès à 87 ans du grand chanteur lyrique Dietrich Fischer-Dieskau
Publié 18 mai 2012 dans Notes diverses 0 CommentairesC’est également arrivé un 18 mai
1997 - Après huit mois de rébellion, Laurent-Désiré Kabila s’empare du pouvoir au Zaïre, chassant Mobutu.
1993 - François Mitterrand inaugure la ligne TGV Nord Europe reliant Paris à la frontière belge, via Lille.
1968 - Des grévistes et des manifestants occupent la salle du Festival de Cannes, lequel sera annulé le 19 mai par les organisateurs.
1938 - Le film Quai des brumes de Marcel Carné sort en salle, avec Jean Gabin, Michèle Morgan, Michel Simon, Pierre Brasseur.
1913 - Naissance à Narbonne du Fou chantant Charles Trenet.
1910 - La comète de Halley déclenche une grande frayeur à des millions de personnes.
1897 - L’écrivain irlandais Bram Stoker obtient le copyright de son Draculalors d’une lecture au Lyceum Theatre de Londres.
1897 - Marconi effectue les premiers essais de TSF sur une distance de 14 kilomètres, à Bristol.
1830 - Edwin Beard Budding invente la tondeuse à gazon. Le brevet sera déposé en 1831.
1804 - Bonaparte devient Napoléon Ier, et la France un empire.
1504 - Le David de Michel-Ange est installé sur la place de la Seigneurie à Florence.
1152 - Henry de Plantagenêt épouse Aliénor d’Aquitaine à Poitiers.
Le 18 mai 1781. Tapas à l’espagnole : Túpac Amaru II est écartelé, décapité et grillé.
Publié 18 mai 2012 dans Billets 0 CommentairesLe Point.fr – Publié le 18/05/2012 à 00:00
18 mai 1781. Tapas à l’espagnole : Túpac Amaru II est écartelé, décapité et grillé.
Accusé d’avoir levé une révolte dans le vice-royaume du Pérou, le descendant du Grand Inca est exterminé avec toute sa famille.
Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos
Mais quelle idée aussi d’avoir fomenté une révolte contre l’occupant espagnol sous prétexte qu’il martyrise le peuple ! José Gabriel Condorcanqui, 43 ans, dit Túpac Amaru II, ne peut s’en prendre qu’à lui-même s’il assiste ce 18 mai 1781 à l’exécution de tous les membres de sa famille, puis est, lui-même, écartelé et décapité. Son épouse, ses deux fils, son beau-frère, son oncle et ses principaux capitaines, tous y passent l’un après l’autre. Tous ? Non. Conservant un fond d’humanité, le vice-roi d’Espagne épargne son plus jeune fils de 12 ans, qui aura l’immense plaisir de pourrir le reste de sa vie dans une geôle espagnole. Merci petit Jésus.
Qu’a donc fait José Gabriel Condorcanqui pour mériter tel châtiment. Reprenons depuis le début. Il naît en 1738 à Cuzco, capitale des anciens Incas. L’actuel Pérou ainsi que les territoires voisins constituent alors un vice-royaume espagnol. Par sa mère, il descend de l’ultime Inca Túpac Amaru I, assassiné par les conquistadores en 1572. Son père est un cacique de la province de Cuzco. Il appartient donc à une famille aisée et fréquente l’école des jésuites. Pour autant, il n’oublie pas son origine indigène et compatit quand il voit les descendants des fiers Incas traités comme de la mierda par l’aristocratie espagnole. En 1776, José Gabriel demande au vice-roi un titre de noblesse espagnole et même une pairie afin de pouvoir libérer de leur servitude les indigènes travaillant dans ses mines. Mais pour qui se prend-il, ce merdeux de sauvage ? Le vice-roi lui rit au nez. Le sang du descendant de Túpac Amaru ne fait qu’un tour, il brandit l’étendard de la révolte en adoptant le nom de son aïeul. Ça va saigner !
Mouvement indépendantiste
Le 4 novembre 1780, Túpac Amaru II prend la tête d’une insurrection populaire dans la vallée de la Tinta qui réclame la suppression de lourds impôts et autres abus de l’administration. Le représentant royal, Antonio de Arriaga, est pendu par les insurgés. Bientôt, Túpac se retrouve à la tête de 6 000 Indiens. Dans plusieurs provinces, les habitations espagnoles sont pillées et leurs occupants sont tués. Túpac invite les créoles – Espagnols nés dans la colonie – à le rejoindre, mais ceux-ci refusent de crainte de voir les Indiens se retourner ultérieurement contre eux. Progressivement, ce qui n’est qu’une révolte contre les excès de certains représentants de l’autorité s’embrase pour devenir un mouvement indépendantiste.
Le nouvel Inca marche sur Cuzco. En route, il bat une troupe de 1 500 Espagnols et Indiens loyaux. Sa réputation s’étend dans tout le continent, jusqu’en Colombie. Les paysans le proclament roi d’Amérique. Curieusement, le nouvel Inca interrompt sa marche triomphale pour retourner chez lui. Il n’est pas encore prêt à la guerre totale, préférant négocier avec les maîtres du pays. Quelle erreur ! Est-ce qu’en décembre 1956 Fidel Castro a fait demi-tour après les premières escarmouches avec les troupes de Batista ? Ce répit permet au vice-roi de s’organiser, de reprendre du poil de la bête et de vaincre les rebelles une première fois, le 8 janvier 1781, et une deuxième fois, les 5 et 6 avril de la même année. Trahi par des proches, Túpac est capturé en mars avec toute sa famille. Les Espagnols lui réservent une petite exécution familiale de derrière les fagots, sur la place principale de Cuzco, où son grand ancêtre avait été exécuté deux siècles auparavant. Charmante attention !
Résurgence en 1984
Bien entendu, les Espagnols ne peuvent résister à un petit plaisir qu’ils ont appris à aimer avec l’Inquisition : la torture. Durant plusieurs jours, Túpac est martyrisé, en vain, car il ne lâche aucune information sur ses éventuelles complices. Arrive le grand jour de l’exécution. Le 18 mai. Le programme est alléchant. La foule se presse autour de la place centrale. Le bourreau commence par exécuter toute la famille de Túpac sous ses yeux, histoire de le mettre en condition. Ils y passent tous, les uns après les autres. D’abord ses alliés et amis, puis son oncle Francisco, son beau-frère Antonio, ses deux fils Hypolito et Fernando, et enfin son épouse chérie Michaela. Pris d’une coupable faiblesse, le général espagnol José Antonio de Areche épargne donc Fernando, le petit dernier de la famille. Il l’envoie passer le reste de ses jours dans un studio madrilène avec vue sur les autres geôles.
Après ces amuse-gueules appréciés par la foule espagnole, mais sûrement pas par les Indiens, il est temps de passer au plat de résistance. Le bourreau, qui n’a pas lu Escoffier, commence par lui couper la langue avec un instrument de cuisine peu usité, la tenaille. Après cette entrée en matière, la recette arrêtée par le tribunal prévoit le détachement des quatre membres de la carcasse. Recette pour réussir un écartèlement : prendre quatre chevaux vigoureux, les lier chacun à un membre du condamné, puis fouetter vivement. Seulement, dans le cas présent, il y a un petit souci : Túpac c’est du bio, élevé en plein air. Sa chair est ferme, si bien que les rossinantes ne parviennent pas à arracher les quatre membres. Les exécuteurs sont obligés d’improviser. Ils récupèrent le corps disloqué, le décapitent et achèvent la découpe au couteau. Le tronc seul est mis à griller. Les Espagnols ont demandé une cuisson totale, jusqu’à la cendre, laquelle est jetée dans un torrent voisin. Sa tête est piquée à l’extrémité d’une lance pour être exhibée à Cuzco et dans la vallée de l’Encre. Ses bras et ses jambes sont, de même, envoyés dans les différentes régions qui se sont soulevées afin d’effrayer les populations.
Pour autant, les autorités espagnoles vont vite comprendre que leur recette au sang n’est finalement pas la bonne méthode pour écraser un soulèvement. Un autre Indien nommé Túpac Katari reprend le flambeau de la révolte. Il met le siège devant La Paz avec 40 000 hommes, mais doit finalement se replier. Rejoint par un neveu de Túpac Amaru, il est finalement arrêté et écartelé à son tour. D’autres révoltes suivent. En 1984, le Mouvement révolutionnaire Túpac Amaru regroupera un millier de combattants et prendra encore la relève.
C’est également arrivé un 17 mai
1990 - Le tableau de Renoir Le moulin de la galette se vend 78 millions de dollars à New York.
1987 - Michel Platini fait ses adieux au football à la Juventus de Turin.
1985 - Coluche triomphe dans l’émission de télévision Le jeu de la vérité de Sabatier.
1973 - Le film La grande bouffe de Marco Ferreri sort en salle.
1973 - Début des auditions télévisées du scandale du Watergate.
1965 - Le Vatican dénonce le personnage de James Bond comme étant «violent, sadique, vulgaire et aimant le sexe».
1954 - La Cour suprême des États-Unis déclare inconstitutionnelle la ségrégation raciale dans les écoles publiques.
1943 - Le bombardier B-17 Memphis Belle est le premier avion avec le premier équipage à réussir 25 missions sur l’Europe.
1940 - Les Allemands occupent Bruxelles.
1904 - Naissance de Jean Alexis Moncorgé. Qui ? Mais, Jean Gabin !
1900 - Naissance de l’ayatollah Khomeiny.
1885 - Pour la deuxième fois, Geronimo s’enfuit de sa réserve indienne en Arizona pour semer la panique chez les fermiers locaux.
1642 - Fondation de Montréal (Ville-Marie, à l’époque) par Mance et Maisonneuve.
Le 17 mai 1978. La police retrouve le cadavre de Charlot enterré dans un champ de maïs.
Publié 17 mai 2012 dans Billets 0 CommentairesLe Point.fr – Publié le 17/05/2012 à 00:00
17 mai 1978. La police retrouve le cadavre de Charlot enterré dans un champ de maïs.
Charlie Chaplin est mort de rire : deux pauvres types ont voulu voler son cadavre pour en obtenir une rançon.
Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos
Au paradis des comédiens, Charlie Chaplin est aux anges. Il rit tellement fort qu’il en étouffe. De l’air ! De l’air ! Jamais, de son vivant, il n’aurait pu imaginer une telle scène : des juges, des flics et deux types menottés qui défoncent un champ de maïs à la recherche de son cercueil. Les deux crétins arrêtés dans la matinée ne retrouvent pas l’endroit où ils l’ont enterré dix semaines plus tôt après l’avoir volé dans le cimetière de Corsier-sur-Vevey. C’est unique : ils voulaient extorquer une rançon à sa veuve, Oona ! Quand les agents font venir des détecteurs de métaux, les larmes ruissellent sur la figure de Chaplin. Ça y est, enfin, le cercueil est découvert. Fini de rigoler. Après avoir pris la clé des champs durant deux mois et demi, Charlie Chaplin va devoir réintégrer le caveau familial. Cette triste perspective le rend plus joyeux qu’un hassid le jour du Grand Pardon…
Pour apprécier tout le sel de cette incroyable épopée funéraire, il faut remonter au 27 décembre 1977, jour de l’inhumation de Charlie Chaplin. Les télévisions du monde entier diffusent les images de l’enterrement. À Lausanne, un certain Roman Wardas, réfugié polonais de 24 ans sans le sou, se dit que le monde est vraiment injuste : voilà un gars qui a fait le charlot toute sa vie et qui meurt plein aux as, alors que lui-même débute dans la vie avec pas même un franc suisse dans la poche. Comme il est mécanicien, son rêve serait de mettre la main sur un bon petit pactole pour s’acheter un garage. Quelques jours plus tard, en lisant le journal, Wardas apprend qu’un truand italien a kidnappé le corps d’un défunt pour faire chanter la famille. Y a des mecs qui ont un de ces culots ! Soudain, son sourire se fige. Et s’il faisait la même chose avec le cadavre de Charlot ?
Il en parle à un pote, réfugié comme lui, Gantscho Ganey. C’est un Bulgare de 38 ans, aussi baraqué que lui est maigrichon. Il ressemble au gros flic des films de Charlot, avec le même pois chiche dans le crâne. Le Bulgare commence par ne rien piger. Enlever un cadavre ? Mais c’est complètement idiot ! Impossible de menacer de tuer l’otage si la veuve ne veut pas raquer. Et puis, surtout, comment la convaincre que le corps est entre leurs mains, puisque celui-ci est forcément incapable d’écrire un mot ou encore de passer un coup de fil ? Finalement, le jeune Polonais parvient à convaincre son ami qu’il possède un scénario imparable pour ramasser un bon paquet.
Émotion planétaire
Les deux branquignols mettent leur plan à exécution dans la nuit du 1er au 2 mars 1978. À bord d’un vieux break, ils se rendent au cimetière de Corsier-sur-Vevey. C’est tranquille, il n’y a pas âme qui vive. Les tombes sont entourées d’un mur bas facilement franchissable. Ils garent leur véhicule à proximité, dans une longue allée bordée de cyprès. Ils repoussent sans difficulté la petite pierre tombale et se mettent à creuser. Après deux heures d’efforts, ils parviennent à sortir la bière et à la jeter à l’arrière du break. Réveillé en sursaut, Charlot a vite la banane. Enfin du monde. L’avantage d’enlever un cadavre, c’est qu’il n’y a nul besoin de le surveiller ou de le nourrir. Wardas décide de l’enterrer dans un champ en bordure du lac de Genève, près du village de Noville. C’est un coin qu’il connaît bien pour venir souvent y pêcher. Les deux hommes creusent un trou, puis prennent quelques photos pour accompagner leur demande de rançon. Comprenant qu’il n’a fait que changer de tombe, Chaplin a un coup de blues : il espérait tellement se marrer avec ces deux zigotos, et le voilà qui se retrouve à nouveau sous terre, à deux kilomètres à peine de son manoir. Au moins, en tendant l’oreille, il entend presque Oona et les enfants. C’est déjà ça. Il l’aime tellement, son épouse ! Une déesse de douceur à qui il voue un véritable culte, l’oonanisme…
Une fois débarrassé du cadavre, les deux complices retournent en ville. Wardas préfère faire le mort durant quelques jours et laisser retomber l’émotion de la découverte du viol de la tombe. Car le monde entier s’interroge. Quels sont les auteurs d’une telle ignominie ? Charlot a-t-il été enlevé par un groupe d’admirateurs fanatiques pour être inhumé dans son comté natal en Angleterre ? Ou alors par des chrétiens intégristes horrifiés de la présence d’un juif dans un cimetière ? D’autres encore sont persuadés qu’il a été enlevé par une organisation d’extrême gauche. Les scenarii les plus fous sont évoqués à la plus grande joie de Charlot. Si l’opinion publique s’interroge autant, c’est que la police demande à la famille de taire la demande de rançon faite par les deux comiques.
Souricière
Lors d’un premier coup de fil, Wardas, qui se présente sous le nom de Rochat, réclame 600 000 francs suisses. C’est un prix d’ami pour une immense star. Oona les envoie sur les roses. Le ravisseur rappelle à plusieurs reprises, envoie des photos du cercueil. Désormais, c’est Géraldine, la fille du comédien, qui leur répond car Lady Chaplin est trop traumatisée par l’affaire. Wardas commence à négocier, il baisse la somme réclamée, jusqu’à 150 000 francs suisses. Rien n’y fait. Ces salauds ne veulent pas récupérer le corps de leur mari et père ? Du coup, il menace Géraldine de tuer ses frères et soeurs. La police enregistre les conversations. Apparemment, le kidnappeur passe ses coups de fil depuis une cabine téléphonique à Lausanne.
Pour débloquer la situation, la police demande à la famille de faire semblant d’accepter. Wardas respire. Avant de raccrocher, il dit à Géraldine qu’il rappellera le 16 mai à 9 h 30 du matin pour fixer le lieu de la remise de rançon. C’était l’erreur fatale à ne pas commettre car les forces de l’ordre helvètes n’ont plus qu’à tendre une souricière. Quand Wardas passe son coup de fil, 240 cabines téléphoniques de Lausanne sont placées sous surveillance policière. L’origine de son appel est identifiée, il s’agit justement d’une des cabines surveillées. Il est aussitôt interpellé. Très vite, il dénonce son complice, qui est arrêté à son tour.
Dalle de béton
Les autorités décident d’attendre la nuit pour déterrer le cercueil afin de ne pas ameuter les curieux. Mais dans le noir, les deux Pieds nickelés sont incapables de localiser la tombe de fortune. Il faut donc utiliser des détecteurs de métaux. Le cercueil est ouvert pour vérifier l’identité de l’occupant. Le juge d’instruction reconnaît bien Charlot qui esquisse une grimace de dépit. Son escapade est terminée. Le fils aîné de sir Chaplin, Eugène, partage cette tristesse : « Le corps se trouvait dans un endroit réellement magnifique. Un champ de maïs. Au point, je l’avoue, que nous n’étions pas loin de regretter qu’on l’ait retrouvé, tant il était bien là-bas. »
Six jours plus tard, Charlot est inhumé une deuxième fois dans le même cimetière de Corsier-sur-Vevey, lors d’une cérémonie intime. Une dalle de béton de deux mètres d’épaisseur est coulée sur la tombe pour éviter un nouveau rapt. Cette fois Charlot ne pourra plus s’échapper. Quelques mois plus tard, Wardas est condamné à 4 ans et demi de prison et Ganey à seulement 18 mois. Ils attendent toujours un Oscar pour le meilleur scénario…
C’est également arrivé un 16 mai
2003 - Une série d’attentats, dans le centre de Casablanca, fait 41 morts et une centaine de blessés.
1990 - Sammy Davis Jr. décède à l’âge de 64 ans.
1975 - La Japonaise Junko Tabei devient la première femme à vaincre l’Everest.
1943 - Après une insurrection générale, les 60 000 survivants du ghetto de Varsovie sont déportés par les Allemands.
1929 - Première cérémonie des Oscars à Hollywood, présentée par Douglas Fairbanks.
1871 - Démolition de la colonne Vendôme à Paris selon le souhait de Gustave Courbet qui la considère comme «symbole de l’empire belliciste».
1770 - Marie-Antoinette, 14 ans, épouse le futur roi de France, Louis XVI, 15 ans.
1717 - Voltaire est embastillé pour ses écrits satiriques qui ont outragé Philippe d’Orléans.
1703 - Le tsar Pierre le Grand fonde Saint-Pétersbourg pour en faire la capitale de la Russie.
1703 - Décès de l’écrivain Charles Perrault, célèbre pour ses contes issus de la tradition populaire.
Le 16 mai 1836. Edgar Allan Poe épouse sa cousine âgée de 13 ans. Elle serait morte vierge !
Publié 16 mai 2012 dans Billets 0 CommentairesLe Point.fr – Publié le 15/05/2012 à 23:59 – Modifié le 16/05/2012 à 00:06
16 mai 1836. Edgar Allan Poe épouse sa cousine âgée de 13 ans. Elle serait morte vierge !
Lui est dépressif et alcoolique, elle tuberculeuse. Ils s’aiment d’un amour tendre dont le sexe serait absent.
Il a 27 ans, elle en a 13. Il a été artilleur, poète, élève de West Point, il est maintenant journaliste. Elle est sa jeune cousine, la fille de Maria, la soeur cadette de son père. Il est sombre, tourmenté. Elle est très belle avec une chevelure de jais et des yeux violets. Elle lui voue une admiration éperdue. Elle est innocente. Il se vautre dans le vice. L’homme dépressif et la femme-enfant tombent amoureux. C’était improbable. C’est comme ça. Lui, s’appelle Edgar Allan Poe. Elle, se nomme Virginia Clemm. Cela fait longtemps qu’il veut l’épouser, mais elle est trop jeune. Un cousin que cette union effraie propose à Maria d’accueillir sa fille Virginia chez lui pour la protéger d’Edgar. Fureur et désespoir de ce dernier. Il se remet à boire. Il écrit à la mère de Virginia une lettre dans laquelle il se dit « aveuglé par les larmes en écrivant ». Se laissant fléchir par l’amour désespéré du jeune écrivain, elle accepte le mariage, mais à condition qu’il reste secret dans un premier temps. Edgar obtient une licence de mariage le 22 septembre 1835.
Enfin, le 16 mai 1836, la cérémonie officielle est célébrée par le révérend presbytérien Amasa Converse, éditeur du Southern Religious Telegraph. Comme, à 13 ans, Virginia est encore trop jeune pour se marier, il faut qu’un ami de la famille affirme sous serment qu’elle a 21 ans. La cérémonie se déroule dans la pension Yarrington où loge la famille Clemm. Une dizaine d’invités, tout au plus, assistent à la bénédiction avant de s’attabler devant le repas de noce cuisiné par la mère de la jeune mariée et la logeuse. Le lendemain, les deux jeunes mariés partent pour Petersburg (Virginie) afin d’y passer une rapide lune de miel. La nuit de noces est aussi torride, croit-on, qu’une soirée dominos entre Édouard Balladur et Liliane Bettencourt. En fait, Edgar et Virginia sont deux gosses qui s’aiment d’un amour pur. On dit qu’il lui aurait fait l’amour pour la première fois quand elle avait 16 ans. D’autres encore prétendent qu’elle mourra vierge. Qui sait ?
Démons
Sarah Elmira Royster Shelton, qui avait été l’amour de jeunesse d’Edgar, laisse une curieuse description du jeune couple. « Je me rappelle avoir vu Edgar et sa merveilleuse femme, très peu de temps après leur mariage – je les ai rencontrés – je n’oublierai jamais les sentiments que j’éprouvais alors. Ils étaient indescriptibles, presque agonisants. Toutefois, en un clin d’oeil, je me suis rappelé que j’étais une femme mariée, et je les ai bannis de mes pensées, comme je l’aurais fait avec un serpent venimeux. » Charmant. Poe, lui, voit sa jeune épouse d’un oeil différent, amoureux. Il écrit : « Je ne vois personne parmi les êtres vivants d’aussi magnifique que ma petite femme. »
Le jeune couple emménage chez Poe, à Richmond, en Virginie. La mère de Virginia les accompagne. Malgré la description de Sarah Elmira, ils semblent heureux. La carrière journalistique et littéraire de Poe semble sur une bonne voie. Mais ses démons le reprennent. Il boit, fume de l’opium, courtise d’autres femmes. Il quitte le journal qui l’emploie, alors qu’il avait commencé à y faire paraître sous forme de feuilleton Les aventures d’Arthur Gordon Pym. Il ne retrouve pas d’autre emploi. C’est la dèche. En janvier 1842, drame : Virginia, pulmonaire vomit du sang. Elle n’a que 18 ans. On la croit perdue.
« Vous prendrez soin de mon pauvre Eddy »
Elle survit, mais reste très affaiblie, recrachant à l’occasion. Poe boit encore plus, il s’échappe même pour retrouver une mystérieuse Mary Starr qu’il avait aimée autrefois. Puis revient. Sa célébrité augmente. En 1844, lui et Virginia partent s’installer dans le nord de Manhattan. Au début tout va bien dans le meilleur des mondes. La santé de la jeune femme s’améliore. Poe arrête de boire. Il écrit plus que jamais, retrouve un emploi dans un journal. Le couple est heureux. Pas normal.
En 1846, il retombe dans son ivrognerie. Tandis que Virginia retombe malade. Il faut déménager dans un village loin de la grande ville pour trouver un air plus sain. À l’automne, c’est à lui d’être gravement malade. Plus de revenus. C’est la misère. Deux journaux pour lesquels il avait travaillé lancent un appel à leurs lecteurs pour lui venir en aide. Le 30 janvier 1847, après presque dix ans de vie commune, Virginia Poe s’éteint. La tuberculose a raison d’elle. Avant d’expirer, elle confie Edgar à sa mère : « Chère… vous consolerez et prendrez soin de mon pauvre Eddy, vous ne l’abandonnerez jamais ? » Celle-ci ne le quitta effectivement jamais, jusqu’à sa mort seulement trente-trois mois plus tard.

C’est également arrivé un 15 mai
1993 - Érick Schmitt, dit Human Bomb, est tué par le Raid lors de l’assaut de l’école de Neuilly-sur-Seine où il retient des enfants en otages.
1991 - Édith Cresson est la première femme nommée Premier ministre, par François Mitterrand.
1988 - Après la décision de Mikhaïl Gorbatchev, les Soviétiques amorcent leur retrait de l’Afghanistan.
1970 - Les Beatles commercialisent leur ultime album, Let It Be.
1941 - Premier essai en vol d’un avion à réaction par les Alliés au-dessus de l’Angleterre.
1922 - Commercialisation de la 5CV Citroën qui atteint 60 km/h.
1891 - Heure unique en France. Tout le pays adopte l’heure de Paris.
1889 - La tour Eiffel, érigée pour l’Exposition universelle, est ouverte au public.
1863 - Édouard Manet fait scandale avec l’exposition de son tableau Le bain.
1768 - La République de Gênes cède la Corse à la France contre l’annulation de sa dette par Louis XV.
1536 - La Haute Cour d’Angleterre déclare Anne Boleyn et son frère lord Rochford coupables d’adultère et d’inceste.
Le 15 mai 1930. Naissance d’un fantasme du mâle voyageur : l’hôtesse de l’air.
Publié 15 mai 2012 dans Billets 0 CommentairesLe Point.fr – Publié le 15/05/2012 à 00:00
15 mai 1930. Naissance d’un fantasme du mâle voyageur : l’hôtesse de l’air.
Ellen Church, une Américaine de 26 ans, convainc une compagnie aérienne de faire appel à des infirmières pour accompagner leurs passagers en vol.
Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos
Le 15 mai 1930, une jeune femme américaine entre dans la légende de l’aviation. Elle s’appelle Ellen Church, a 26 ans et possède un diplôme d’infirmière. C’est la toute première hôtesse de l’air d’un vol régulier. Dans le hall de l’aérogare d’Oakland, Ellen accueille onze passagers ayant réservé leur place sur un vol Oakland-Chicago de la compagnie Boeing Air Transport Inc. (BAT – future United Airlines). Elle prend leur ticket, entasse leurs bagages dans le chariot, avant de les conduire sur la piste pour rejoindre le Boeing 80A. Les onze mecs la dévorent des yeux. S’ils n’étaient de sérieux hommes d’affaires, ils se taperaient le cul par terre en hurlant à la mort comme le loup de Tex Avery. Ellen sourit tout en poursuivant son boulot. Déjà avant l’arrivée des passagers, elle avait aidé les pilotes à faire le plein de kérosène. Ça fait également partie du job. On pourrait imaginer que les deux pilotes l’ont accueillie avec la joie d’un congrès de juifs hassidiques voyant débarquer le messie. Pas du tout. L’accueil a été froid. Ellen a vite lu dans leur regard qu’elle n’était pas la bienvenue à bord. Une femme ! Tant pis. Malgré son petit gabarit et son sourire d’écureuil, c’est une dure. Il faudra qu’ils s’y fassent.
La jeune infirmière guide les passagers jusqu’à leurs sièges, elle les rassure, leur montre le sac en papier destiné à recueillir leur déjeuner du matin en cas de turbulences. Elle les aide à boucler leurs ceintures. Ce qu’ils adorent. Elle leur propose un bonbon, un chewing-gum. Pendant le vol, elle signale les villes, les rivières ou les montagnes survolées. Vers midi, Ellen distribue un repas succinct composé d’un cocktail de fruits, d’un morceau de poulet, le tout arrosé de thé ou de café. Pas facile de circuler dans l’étroite allée centrale, car l’avion bouge beaucoup. Volant à 4 200 mètres d’altitude, le Boeing 80A n’a pas la stabilité des appareils actuels. Dans sa poche, elle tient une clef anglaise, non pas pour assommer le premier qui lui mettrait la main à un endroit interdit par le règlement, mais pour régler, au besoin, les sièges. Elle possède également les horaires des trains. En effet, dans le cas où une panne (elles sont fréquentes à l’époque) obligerait l’avion à se poser sur un aérodrome, il faudrait qu’elle puisse aider les passagers à poursuivre leur voyage par le rail.
Passagers ravis
Lorsqu’ils débarquent à Chicago, les passagers sont ravis de cette première expérience. Ellen Church est aux anges, car cette idée de stewardesse, c’est la sienne et uniquement la sienne. Originaire de l’Iowa, passionnée d’aviation, au point d’avoir décroché son brevet de pilote, elle sait que les compagnies refusent de confier le pilotage à des personnes soumises à des variations hormonales. Mais pourquoi ne pas apporter les compétences d’une infirmière à des passagers qui peuvent être stressés, ou même avoir besoin de son aide en cas de crash ? Le 23 février, elle prend rendez-vous avec Steve Stimpson de la BAT pour lui proposer ses services. Celui-ci, qui se préparait à engager des stewards masculins, se laisse convaincre de prendre à l’essai pour trois mois Ellen Church et sept autres jeunes filles. La petite annonce d’embauche précise que les candidates doivent avoir moins de 25 ans, peser moins de 52 kilos et avoir une taille inférieure à 1,58 m, vu l’exiguïté des cabines de l’époque. Il faut aussi qu’elles soient blanches ! Salaire : 125 dollars par mois pour 100 heures de vol. Et la possibilité de se trouver un milliardaire de mari parmi les passagers.
Au bout des trois mois, les passagers masculins sont tellement emballés que les huit skygirls (filles de l’air) sont définitivement engagées. Bientôt, toutes les compagnies embarqueront celles qui se nommeront hôtesses de l’air. Dix ans plus tard, elles seront un millier. La nécessité d’être infirmière sera abandonnée pour au moins deux raisons. D’une part, les avions se perfectionnant, les passagers sont de moins en moins malades ; d’autre part, beaucoup d’infirmières préfèrent s’engager dans l’armée pour combattre enEurope. Ellen cesse de voler 18 mois après son premier voyage, à la suite d’un accident de voiture. Elle décède en 1965, à 61 ans, après une chute de cheval. Décidément, l’aviation est bien moins dangereuse que les autres modes de transport.
C’est également arrivé un 14 mai
1987 - Décès à 68 ans de Rita Hayworth, atteinte de la maladie d’Alzheimer.
1952 - Brassens sort son premier 78 tours comprenant Le gorille etLe mauvais sujet repenti.
1948 - David Ben Gourion officialise la naissance d’un État juif nommé État d’Israël.
1913 - J.D Rockefeller et F.T. Gates créent la Fondation Rockefeller destinée à «promouvoir le bien-être de l’humanité dans le monde».
1897 - Naissance de Sidney Bechet à La Nouvelle-Orléans. Il décédera le même jour de 1959.
1878 - Commercialisation de la Vaseline, lubrifiant à base de gelée de pétrole.
1850 - Un brevet est attribué à Joel Houghton pour une machine à laver la vaisselle.
1827 - Inauguration de la première ligne de chemin de fer française servant au transport du charbon entre Andrézieux et Saint-Étienne.
1796 - Edward Jenner pratique la première vaccination – contre la variole – sur un enfant de huit ans.
1610 - Ravaillac assassine Henri IV rue de la Ferronnerie à Paris.
841 - Les Vikings commencent leur incursion dans la vallée de la Seine en ravageant Rouen.




