Archives pour la catégorie Opéra

Don Giovanni – « Madamina, il catalogo è questo… » Air de Leporello – Wolfgang-Amadeus Mozart (1756-1791)

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Don Giovanni – « Madamina, il catalogo è questo… » Air de Leporello
Bryn Terfel, baryton-basse
Les Musiciens du Louvre-Grenoble – direction Marc Minkowski

Soirée de gala réouverture de lopéra royal

A loccasion de la réouverture de lOpéra Royal après trois ans de travaux, une grande Soirée de Gala est organisée au bénéfice des travaux de restauration du Salon du Grand Couvert, placée sous le Haut Patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, et en présence du Ministre de la Culture et de la Communication, Monsieur Frédéric Mitterrand.

Pour ce concert de réouverture, trois chanteurs seront accompagnés par Les Musiciens du Louvre-Grenoble et Marc Minkowski : la soprano Mireille Delunsch, le ténor Richard Croft, et la star baryton-basse Bryn Terfel. Les oeuvres sont ciblées sur les années 1770-1789, Mozart sajoute à Gluck et Haydn : trois maîtres autrichiens rois de Paris sous Marie-Antoinette.

Ce concert, dans lécrin le plus somptueux du Château, sera suivi exceptionnellement dun Dîner de Gala dans la Galerie des Glaces, servi par lun des meilleurs traiteurs de France, dans ce lieu traditionnellement réservé à de rares et prestigieux dîners de Chefs dEtat.

21 septembre 2009 20h
Opéra Royal et Galerie des Glaces

 

 

La Flûte enchantée – Air de la Reine de la nuit – Wolfgang-Amadeus Mozart (1756-1791)

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Nathalie Dessay 

La flûte enchantéeOpéra composé par Mozart en 1791. 
Il est un des opéras les plus joués au monde.

Mystérieuse, fascinante et inépuisable Flûte enchantée ! Composé fébrilement quelques semaines avant sa mort, le testament lyrique de Wolfgang Amadeus Mozart est par excellence l’opéra universel, source de joie et de perpétuel émerveillement, compagnon de route tendre et profond qui, on le sait, sera là pour la vie. La Flûte enchantées’adresse aux hommes de tout âge, grâce d’abord à sa merveilleuse musique, l’une des plus poétiques et lumineuses jamais écrite par Mozart. Quant au livret d’Emanuel Schikaneder, il se prête à toutes les interprétations : est-il un conte pour enfants ? Un récit ésotérique et initiatique, empreint de symboles francs-maçons ? Ou, plus simplement, une fable populaire et allégorique, mariage radieux d’idées nobles et de péripéties puériles, que la main divine de Mozart éclaire, ordonne et équilibre ? A chacun d’écouter ce chef-d’œuvre lui livrer ses clés…

 RÉSUMÉ

Le Prince Tamino est chargé par la Reine de la Nuit d’aller délivrer sa fille Pamina des prisons du mage Sarastro, présenté comme un tyran. Guidé par les trois Dames de la Reine, Tamino est surtout accompagné de Papageno, un oiseleur truculent, dont la couardise contraste avec la noblesse et le courage de Tamino : à Papageno revient un carillon et à Tamino une flûte magique – deux instruments qui les aideront dans leur périple. Mais Tamino découvre au cours de son voyage que les forces du mal ne sont pas du côté de Sarastro mais de celles de la Reine de la Nuit : cette dernière l’a trompé et elle est prête à tout pour se venger de Sarastro, qu’elle déteste. Truffé de mises à l’épreuve, le parcours de Tamino pour délivrer et conquérir Pamina se charge de symboles qui, de scène en scène, les mènent vers l’amour et la lumière, sous la sagesse bienveillante de Sarastro. La Reine de la Nuit et sa suite finissent anéanties.

Mozart et la franc-maçonnerie :

1) LA FRANC-MAÇONNERIE AU XVIIIè SIECLE 

C’est le 24 juin 1717 que naît à Londres, par la constitution de la Grande-Loge d’Angleterre, la Franc-Maçonnerie « spéculative » qualifiée ainsi pour la distinguer de la Franc-Maçonnerie « opérative » qui la précédait. La Franc-Maçonnerie opérative est une réunion corporative des différents techniciens de la construction.

Elle n’a rien d’une société secrète même si elle conserve secrets la plupart des procédés des bâtisseurs de cathédrales. Les Maçons opératifs acceptent dans leurs « Loges » des membres honoraires, riches bourgeois, hommes de science ou grands seigneurs dont l’aide leur est utile. Ce sont ces membres honoraires qui deviennent de plus en plus nombreux à mesure que décline la Franc-Maçonnerie opérative, qui vont créer la Franc-Maçonnerie spéculative.

Les textes maçonniques de l’époque énoncent les quatre qualités nécessaires au Franc-Maçon : l’humanité, une morale pure, une discrétion inviolable et le goût des beaux arts.

La Franc-Maçonnerie est divisée en trois grades (Apprenti, Compagnon et Maître).

2) MOZART ET LA FRANC-MAÇONNERIE 

Le 14 décembre 1784 Mozart adhère à la Franc-Maçonnerie et se fait initier au grade d’Apprenti dans la Loge viennoise de « La Bienfaisance » (die Wohltätigkeit).

Dès le 7 janvier 1785, Mozart est promu Compagnon à la demande de sa loge et avec les cérémonies habituelles par la loge « A la vraie Concorde » (Zur wahren Eintracht).

Nous ignorons jusqu’aujourd’hui le moment exact de la promotion de Mozart au grade de Maître, mais sa présence à la loge le 22 avril 1785 nous permet d’en situer à peu près la date.

C’est à peu près au même moment que son père Léopold Mozart, est aussi admis dans la loge « A la Bienfaisance » et qu’il franchit très rapidement les trois degrés de la connaissance.

En entrant dans la Franc-Maçonnerie, Mozart pénètre dans un monde initiatique nouveau pour lui. Il effectue cette démarche dans le but de se renouveler lui-même, de reprendre l’ensemble de sa vie avec des forces nouvelles et dans une nouvelle lumière.

L’esprit de la Franc-Maçonnerie germait en lui depuis longtemps. Epris de liberté, d’égalité, et de fraternité, persuadé de la nécessité d’échanges réciproques et d’un travail commun destiné à faire progresser l’humanité, les arts et les sciences ; en rejoignant la Franc-Maçonnerie, il accomplit ce désir de travail commun et s’investie au plus profond de lui-même dans cette quête spirituelle facilitée par la chaleur d’amitié fraternelle qu’il reçoit de ses « frères » francs-maçons.

3) L’INFLUENCE DE LA FRANC-MACONNERIE SUR L’ŒUVRE DE MOZART 

Ce sont les œuvres de l’automne 1784 et notamment la sonate en ut mineur K 457, qui marquent les premières influences de la Franc-Maçonnerie sur les compositions de Mozart. Cette influence se retrouvera dans les sept dernières années de son existence au travers de la profondeur et de l’intensité de sa vie de Franc-Maçon.

Citons trois œuvres particulièrement imprégnées de ce symbolisme maçonnique.

La première, c’est la cantate « Die Maurerfreude » K 471, qui est véritablement la première grande composition maçonnique de Mozart, exécutée le 24 avril 1785 à un banquet de Loge à Vienne.
On retrouve déjà dans cette composition une unité où se mêlent l’originalité du style personnel et l’expression sobre et dépouillée de sentiments « spirituels ». Cette œuvre montre avec quel sérieux et quel enthousiasme Mozart, au profond de lui-même, s’est engagé dans la Maçonnerie.

La seconde, c’est la musique funèbre maçonnique K 477 exécutée lors d’une tenue de Loge à Vienne à la mémoire de deux frères maçonniques récemment décédés.
Nous sommes loin d’une œuvre de circonstance dédiée à la mort de deux amis. Le sentiment qui anime l’œuvre n’est pas une simple résignation devant la mort, mais la traduction d’une renaissance à une vie nouvelle, spiritualisée, divine.

Enfin la dernière, c’est l’opéra Singspiel « La Flûte Enchantée » K 620 représenté pour la première fois à Vienne le 30 septembre 1791.
La Flûte Enchantée qui en apparence semble être qu’un simple conte de fées, se révèle en réalité être une véritable œuvre de défense et de glorification de la Franc-Maçonnerie. Les allusions y sont à peu près ouvertes et se retrouvent d’un bout à l’autre de l’œuvre. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être franc-maçon pour remarquer les correspondances entre des passages du livret et des textes maçonniques qui ont été publiés à l’époque. Les références maçonniques de l’œuvre sont d’ailleurs nombreuses : on parle de confréries d’initiés, de déroulements rituels. Cela se retrouve notamment dans le passage du chœur des prêtres « O Isis und Osiris » du deuxième acte : le personnage Tamino n’a pas encore affronté la troisième partie des épreuves, la plus difficile ; mais déjà les initiés espèrent que le jeune prince sera bientôt digne d’être admis parmi eux.
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Los Elementos – Antonio de Literes (1673-1747)

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A demo presentation of Antonio de Literes´ c. 1713 opera « Los Elementos ». Production at the Trigonale festival, St. Veit, Austria, by ensemble Le Tendre Amour. Staging Adrián Schvarzstein. Audio and video recorded in concert September 17, 2011.

Carmen – Habanera- Maria Callas – Georges Bizet (1838-1875)

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Carmen Havanaise. Aria de lOpéra en trois actes. Libretto par Henri Meilhac et Ludovic Halévy, tiré de la nouvelle de Prosper Mérimée. Musique de Georges Bizet

« Havanaise »

L’amour est un oiseau rebelle
que nul ne peut apprivoiser,
et c’est bien en vain qu’on l’appelle,
s’il lui convient de refuser!
Rien n’y fait, menace ou prière,
s’il lui convient de refuser!
l’un parle bien, l’autre se tait;….

Carmen – Habanera – Georges Bizet (1838-1875)

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This is a clip from the 1984 movie Carmen directed by Franscesco Rosi, with Lorin Maazel conducting the Orchestre National de France, Julia Migenes in the title role, Placido Domingo as Jose, and Faith Esham as Micaela.

Quand je vous aimerai?
Ma foi, je ne sais pas,
Peut-être jamais, peut-être demain.
Mais pas aujourd’hui, c’est certain.
L’amour est un oiseau rebelle
que nul ne peut apprivoiser,
et c’est bien en vain qu’on l’appelle,
s’il lui convient de refuser.
Rien n’y fait, menace ou prière,
l’un parle bien, l’autre se tait:
Et c’est l’autre que je préfère,
Il n’a rien dit mais il me plaît.
L’amour! L’amour! L’amour! L’amour!
L’amour est enfant de Bohème,
il n’a jamais, jamais connu de loi;
si tu ne m’aimes pas, je t’aime:
si je t’aime, prends garde à toi!
Si tu ne m’aime pas,
Si tu ne m’aime pas, je t’aime!
Mais, si je t’aime,
Si je t’aime, prend garde à toi!
Si tu ne m’aime pas,
Si tu ne m’aime pas, je t’aime!
Mais, si je t’aime,
Si je t’aime, prend garde à toi!
L’oiseau que tu croyais surprendre
battit de l’aile et s’envola …
l’amour est loin, tu peux l’attendre;
tu ne l’attends plus, il est là!
Tout autour de toi, vite, vite,
il vient, s’en va, puis il revient …
tu crois le tenir, il t’évite,
tu crois l’éviter, il te tient.
L’amour! L’amour! L’amour! L’amour!
L’amour est enfant de Bohème,
il n’a jamais, jamais connu de loi;
si tu ne m’aimes pas, je t’aime:
si je t’aime, prends garde à toi! (x2)

Gelido in ogni vena – Farnace – Antonio Vivaldi (1678-1741)

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Concert des Nations, direction Jordi Savall et Furio Zanasi (baryton) en 2001 : la référence.

« Impossible de ne pas ressentir un frisson à l’écoute de ce passage. L’introduction rappelle assez fortement le premier mouvement du concerto pour violon « L’hiver », et évoque donc cette saison. Le chanteur apparaît ensuite ; chaque incursion vers la note aiguë, à la limite du cri, est suivie d’une lente descente, évoquant admirablement la douleur. Suit une longue marche harmonique descendante, chantée de façon hallucinante par un homme que l’on croit réellement entendre pleurer. Le second thème, au centre, marque une légère pause dans cette longue descente (aux enfers ?), mais ne dure pas et cède vite la place au premier. Avec une sobriété exemplaire, Jordi Savall (à la direction) et Furio Zanasi (baryton) expriment comme je ne l’ai jamais entendu le désespoir d’un homme sur le point de se donner la mort (puisque c’est l’histoire de Farnace, qui, s’étant fait déposséder de son royaume et ayant demandé à sa femme de se tuer, elle ainsi que son fils, ne voit plus que cette issue pour lui-même !) ».
Ce passage est extrait de l’opéra Farnace, de Vivaldi, qui comporte d’autres passages tout aussi forts. Il a été enregistré en public, à Madrid, en 2001.

Je sens couler dans mes veines
un sang gelé,
l’ombre d’un fils exsangue
me remplit de terreur.
Et pour ma plus grande peine,
je crois avoir été cruel
avec une âme innocente,
le cœur de mon cœur.
Gelido in ogni vena
scorrer mi sento il sangue,
l’ombra del figlio esangue
m’ingombra di terror.
E per maggior pia pena,
credo che fui crudele
a un’anima innocente,
al core del mio cor.

 

Un bel di vedremo – Madame Butterfly – Giacomo Puccini (1858-1924)

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Avec Maria Callas.

« Madama Butterfly (Madame Butterfly) is an opera in three acts (originally two acts) by Giacomo Puccini, with an Italian libretto by Luigi Illica and Giuseppe Giacosa. The opera was based partly on a short story by John Luther Long, which was turned into a play by David Belasco; it was also based on the novel, Madame Chrysanthème (1887), by Pierre Loti.

The opera belongs essentially to the city of Nagasaki, and according to American scholar Arthur Groos was based on events that actually occurred there in the early 1890s. »

Un bel di vedremo (Aria) – Madame Butterfly – Giacomo Puccini (1858-1924)

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Avec Angela Gheorghiu

Angela Gheorghiu sings the aria « Un bel dì vedremo », from Puccini’s opera ‘Madama Butterfly’
(Concert from the Lincoln Center, December 31th, 2005)

Si, mi chiamano Mimi – La Bohème – Giacomo Puccini (1858-1924)

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Idomenio, re di Créta (KV 366) – I/III Aria [Idamante] : Non ho colpa -W.A. Mozart (1756-1791)

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WOLFGANG AMADEUS MOZART [1756-1791]

IDOMENEO, RE DI CRETA (KV 366)
Dramma per musica in tre Atti
Libretto: Giambattista Varesco
Munich, Residenztheater, 29 January 1781

Act I, Scene 3
Aria [Idamante]: Non ho colpa - 0:05

Susan Graham (mezzo-soprano)

Orchestra of the Age of Enlightenment / Harry Bicket (conductor)
http://www.oae.co.uk/

2000 – DDD

[on authentic instruments]

Non ho cola, e mi condanni,
Idol mio, perchè t’adoro.
Colpa è vostra, oh Dei tiranni,
E di pena afflitto io moro
D’un error che mio non è.

Se tu il brami, al tuo impero
Aprirommi questo seno,
Ne’ tuoi lumi il leggó, è vero,
Me me’l dica il labbro almeno
E non chiedo altra mercè.