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La corrida – Francis Cabrel

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Et le taureau parfois a sa chance…L’artère fémorale du toréador, ou des bandilléros, embrochée ou sectionnée, va nécessiter en urgence, une compression locale et très rapidement une chirurgie vasculaire dans la salle d’opération des arènes.
Mais qui conserve la vie le plus souvent?

L’habit de lumières

La montera et capote de paseoPantalon     

L’habit de lumières

Je ne suis pas un aficionado de tauromachie. Je n’aime pas la violence, la mort programmée ou non , pas davantage celle d’un animal ou d’un homme. Il y a pourtant des amateurs de combats de coqs, de chevaux (en Chine, au Siam), de chiens (en Angleterre au XIXè siècle, en Afghanistan), de vaches (les reines, en France), de poissons (au Japon).. Il y a aussi des combats entre les hommes à petite ou grande échelle mais aussi entre l’homme et l’animal et la corrida en l’exemple type. Quelques toreros sont morts dans l’arène mais pratiquement toujours, c’est le taureau la victime.

Depuis le XVIIIè siècle, 57 matadors sont morts dans l’arène ou des suites directes d’un combat ( dont 31 au XXè), 184 novilleros (jeunes toreros qui n’ont pas reçu l’alternative), 73 picadors, 149 bandilleros, 3 puntilleros (peon chargé d’achever le taureau à l’aide d’une puntilla), et 8 rejoneadores (cavalier combattant avec un rejón, un javelot de bois), pour combien de taureaux ?

Cependant on peut aimer l’arène pour sa beauté architecturale et les habits de lumières pour leur magnificence.

L’habit de lumières est la tenue des toreros et de leurs aides (peóns). On parle de «traje de luces», littéralement « habit de paillettes » devenu dans le langage courant « habit de lumières ».

Chaque torero dans sa tenue a une couleur dominante qui permet de le reconnaître immédiatement. Le même torero peut avoir plusieurs tenues pour la même corrida et donc une couleur dominante différente.

L’habit des matadors et des peóns :

Il est en soie, brodé de couleurs vives et a pris sa forme définitive en 1830 à l’instigation de Francisco Montes «Paquiro». Il comprend :

  • Une veste, la chaquetilla
  • Un gilet, le chaleco
  • Une culotte : la taleguilla, ressérée au-dessus des genoux par des cordons tressés, les machos, agrémentés de glands, les caireles.
  • Une chemise blanche à jabot, la camisa
  • Une cravate en soie de couleur vive, la pañoleta
  • Une large ceinture, la faja, en soie de même couleur que la pañoleta
  • Deux paires de bas superposés, les medias, la première en coton blanc, la seconde en soie de couleur rose
  • Des chaussures légères, les zapatillas
  • Une toque en astrakan, la montera,  fixée sur les cheveux par un chignon postiche, la coleta, au moyen d’une épingle, la castañeta.

L’ensemble pèse environ 10 kg mais s’il est beau, il n’est pas du tout fonctionnel. Le temps du paseo (promenade ou ouverture de la corrida menée par deux alguazils à cheval), l’habit de lumières est complété par une capote d’apparat, la capote de paseo, qui ensuite sera posée sur le faîte du mur séparant la contrepiste, du premier rang de gradins où le mozo de espada viendra la récupérer en fin de corrida.

Sur l’habit de lumière les broderies sont habituellement dorées, parfois noires, et sur celui des peons elles sont argentées, noires ou blanches.

L’habit des picadors :

Il se compose d’une chaquetilla similaire, d’une culotte de peau tannée de couleur jaune s’arrêtant à mi-mollet. La jambe droite, celle de la venue du taureau, est protégée par une cuissarde métallique, articulée au niveau du genou, la mona, ou la gregoriana, dissimulée sous la culotte, des guêtres en cuir et des bottes « blindées ». Le chapeau est en feutre de castor ou castoreño.

L’habit goyesque :

Pour les corridas « goyesques » : le costume est similaire à celui qui existait à l’époque de Goya : les paillettes sont absentes, la taleguilla est ample et non moulante. La montera est remplacée par un bicorne. Les cheveux longs sont retenus par une résille. La capote de paseo n’existe pas. Les toreros défilent en portant la capote normale sur leur épaule. La corrida goyesque la plus connue est celle de Ronda fin septembre. Arles en organise une, également, chaque année.

Les passes : il y a les passes de capote et les passes de muleta.

Les subalternes du torero dans la cuadrilla sont :

  • Les peóns (littéralement piétons ou valets de ferme) ou aides du matador ou bandilleros
  • Les picadors qui piquent avec le régatón.
  • Le mozo de espada, valet d’épée qui s’occupe de la gestion de la corrida et sert son torero.
  • L’apoderado, qui est le fondé de pouvoir
  • Le Président et ses assesseurs, chargé du déroulement et de l’ordre de la place.

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